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« MON BRAS » à l’affiche du théâtre de L’Élysée : coup de cœur de Trina

« MON BRAS » à l’affiche du théâtre de L’Élysée : coup de cœur de Trina

Trina évoque l’un des spectacles annoncés par le Triporteur : « MON BRAS » à l’affiche du théâtre de L’Élysée.

Un organe bien encombrant.

La pièce, présentée en ce tout début janvier, en avant-première de la reprise théâtrale après la longue relâche des festivités de fin d’années au Théâtre de l’Elysée, a été écrite en cinq jours, ni plus ni moins. Du moins est-ce ce que prétend son auteur, le britannique Tim Crouch, qui déclare y relater une aventure autobiographique…

Celle-ci, pourtant, s’étale sur des années, des dix ans du héros à sa mort certaine.
Bien qu’écrit sous forme de monologue, à la manière d’un journal, le héros lui-même, interprété avec beaucoup d’humour par le très jeune Théophile Sclavis, donne vie à toute sa famille, puis à tout un petit peuple qu’il dépeint avec une certaine cruauté. Nous faisons leur connaissance par le biais de vidéos que l’auteur/personnage monte à mesure qu’il raconte. Ainsi les défis d’enfant auxquels ils se livrent, son frère et lui, pour savoir celui qui tiendra le plus longtemps à…

Ces vidéos (sur grand écran en fond et sur petit devant lui) permettent de varier les angles mais aussi de présenter d’autres formes, comme la danse des doigts très réussie façon Kiss & Cry* qui représente de façon inattendue les jeux des deux frères…
Bref, la mise en scène, élaborée collectivement par Gala Ognibene à la scénographie, Arthur Gueydan et Mathilde Souchaud est inventive et malicieuse.

L’histoire elle-même se situe aux frontières du fantastique: notre héros donc, parie qu’il va garder le bras en l’air et ne plus le redescendre. D’abord désorientés, puis inquiets, les parents convoquent un pédopsychiatre qui rend très vite son tablier devant cet enfant énigmatique. Puis, la réalité rattrape la fiction et le bras se nécrose. Après avoir égratigné différents milieux sociaux et fait la part belle à l’imaginaire au pouvoir, Tim Crouch trouve enfin une issue pour ce bras pourrissant. Il attire l’attention d’un amateur de body art qui en fera l’acquisition, avec le corps qui le prolonge évidemment. Intéressant retournement où l’essentiel et l’accessoire échangent leurs rôles et qui questionne la place du corps dans toutes ses dimensions.

Un spectacle singulier, très court mais dense et surtout très drôle et rafraîchissant!

* en référence aux chorégraphies à quatre mains des belges Michèle Anne de Mey et Jaco Van Dormael

 

TRINA MOUNIER

 

 

Chris

6 janvier 2018

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