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« ÉCRANS MIXTES » : FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINEMA DE LYON ET LA METROPOLE

« ÉCRANS MIXTES » : FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINEMA DE LYON ET LA METROPOLE

Le succès critique et public de films comme «  L’inconnu du lac », il y a déjà quelques années ou, plus récemment, « Girl » ou « Portrait de la jeune fille en feu » montre que les problématiques queer ne sont plus complètement absentes de nos écrans et suscitent , à juste titre, l’intérêt. Est-ce à dire qu’il n’y a plus de tabou et que les personnes LGBTQ ne sont plus victimes de discrimination dans les films comme dans la vie ? Sûrement pas !  C’est pourquoi «  Écrans Mixtes », le festival international de cinéma queer de Lyon et de la Métropole est toujours indispensable, aujourd’hui comme à sa création en 2011.
Indispensable car il donne à voir l’extrême diversité du cinéma queer, de l’œuvre confidentielle au blockbuster , de la comédie au drame, du documentaire au film d’animation et également du court au long métrage, nous n’aurions garde de l’oublier ! De ce point de vue la programmation du festival est remarquable : en 56 séances c’est un véritable panorama qui nous est offert avec des avant-premières et des films inédits ( signe que la diffusion des films queer n’est pas toujours facile ! ) mais aussi des films classiques et des rétrospectives.

Parmi celles-ci on notera celles d’André Téchiné et John Waters, en leurs présence. La presentation simultanée des œuvres de ces deux cinéaste importants illustre à merveille l’extrême diversité du cinéma queer : d’un côté le chroniqueur sensible et empathique de la vie quotidienne en France d’homosexuels durant les trente dernières années,  de l’autre l’infatigable provocateur, éternel contempteur de la bien-pensante société étasunienne et de son cinéma conformiste ! Téchiné et Waters donneront, l’un et l’autre, une «  classe de maître » ( le 5 mars pour Téchiné, le 12 pour Waters, toutes deux  à l’université Lyon II, 8 quai Claude Bernard, à 18 h 15 ).

Une rétrospective Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard et une invitation à Philippe Vallois , en présence des réalisateurs,  est aussi prévue. On rendra également hommage à Barbara Hammer. Les films inédits viennent des quatre coins du monde. Parmi les courts métrages, nombreux ( 16 répartis en trois séances), on trouvera les six films primés aux «  Teddy Awards 2020 ». Côté «  classique » on notera «  Olivia » de Jacqueline Audrey ( 1951) et «  Be Natural, l’histoire d’Alice Guy-Blaché », biographie d’une française qui n’était ni queer ni même féministe militante mais qui joua un rôle très important dans la première histoire du cinéma comme réalisatrice et productrice , rôle complètement occulté pendant un siècle par l’industrie et la critique cinématographique … ce qui en dit long sur la misogynie tenace de notre cher 7eme Art !

Le programme est trop riche pour être équitablement évoqué ici : vous trouverez tous les détails sur cette manifestation ,qui se déroulent dans une vingtaine de lieux différents,  sur le site : www.festival-em.org

Jean-François MARTINON

 

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Chris

2 mars 2020

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