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IL FAUT VOIR « LES INVISIBLES » !!

IL FAUT VOIR « LES INVISIBLES » !!

Mercredi 9 janvier le film de Louis-Julien Petit « Les Invisibles » sortira sur nos écrans.

Il ne faut pas le manquer !

L’histoire est celle de femmes très diverses : s.d.f, personnes âgées sans ressource, femmes battues traquées par un compagnon violent, chômeuses, qui trouvent refuge dans le local d’une association «L’Envol».

Refuge de jour seulement car l’association n’a pas le droit de les héberger la nuit : le soir venu elles sont renvoyées dans de lointains foyers peu accueillants ou à la rue, au grand désespoir de l’équipe d’encadrement qui s’investit corps et âme pour soutenir ses protégées.

Aussi quand l’association apprend que son local va être fermé ,les travailleuses sociales, appuyées par les résidentes, décident de sortir de la légalité…

Le film a été tourné dans la banlieue sinistre d’une grande ville du nord de la France et, aux côtés d’actrices connues ( Audrey Lamy, Déborah Lukumuena ou Corinne Masiero ) ce sont une quinzaine d’actrices non-professionnelles, elles-mêmes anciennes sdf, qui incarnent, avec une énergie, un enthousiasme et un naturel confondants, les pensionnaires du foyer.

Elles apportent au film une authenticité incontestable et le tournage leur a procuré un travail rémunéré, une discipline qui manquait souvent à leur vie de galère et même, pour certaines, une qualification professionnelle : plusieurs d’entre elles ont trouvé,le film terminé, à s’employer sur des tournages pour le cinéma ou la télé.

Louis-Julien Petit s’est beaucoup documenté avant de réaliser « Les Invisibles » : non seulement il s’est appuyé sur le livre documentaire de Claire Lajeunie « Sur la route des Invisibles, Femmes dans la Rue », mais encore il a passé un an comme bénévole dans divers centres d’accueil pour femmes.

« Les Invisibles »est donc un film bien documenté, mais pas un documentaire : il raconte une histoire, à laquelle le spectateur adhère, entre rire et émotion, car le film est tout sauf un mélo larmoyant.

Film politique assurément, à la manière des films « sociaux » anglais ( L-J Petit ne cache pas son admiration pour Ken Loach ) mais pas « Film à thèse », comme on disait autrefois des films trop démonstratifs qui voulaient à tout prix faire la leçon au spectateur, encore moins film de propagande !

Je le disais dans une précédente chronique (à propos de l’excellent « Pupille » de J. Herry) il me semble que , depuis quelques temps, sortent sur nos écrans une série de films français d’un genre assez nouveau qui, à la fois, sont des fictions à part entière mais sont aussi une source d’information fiable sur un milieu, une situation, un problème.

Très différents les uns des autres, « Première Année », « Pupille », « Les Chatouilles », «Les Invisibles », sans oublier l’admirable« Sheherazade », relèvent de cette nouvelle manière : la fiction documentée.

Certes leurs réalisateurs ne sont pas les premiers, en France et à l’étranger, à tenter cette approche de la réalité à travers la fiction.

Mais je crois que ce n’est pas un hasard si, aujourd’hui, tant de jeunes réalisateurs français adoptent cette démarche.

Ne s’agirait-il pas d’une nouvelle tendance du cinéma français ?

Voir la bande annonce :

 

Jean-François Martinon

Photo : L-J Petit et Corinne Masiero , lors de la présentation du film à Lyon

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Chris

5 janvier 2019

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