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Le 11 septembre, sur nos écrans, le dernier Klapisch : « DEUX MOI »

Le 11 septembre, sur nos écrans, le dernier Klapisch : « DEUX MOI »

Non il ne s’agit pas d’une de ces énormes fautes d’orthographe dont je suis, hélas, parfois coutumier ! Le film s’intitule bien «  Deux Moi »,  «  Moi » étant le pronom personnel et non une histoire de calendrier.
Deux « Moi » donc  ! et pas un «Nous » ! ni même un «  Toi et Moi » !
Autant dire que le sujet du dernier Klapisch est la solitude, la difficulté de se lier aux autres, dans une grande ville d’aujourd’hui .
Pour parler de ce problème le réalisateur nous fait suivre deux personnages singuliers, bien sous tous les rapports comme on dit. Ils sont jeunes, beaux ( ils sont incarnés par François Civil et Ana Girardot ! ), en bonne santé, ils ont un emploi et vivent l’un à côté de l’autre dans un quartier vivant de Paris. Mais ça ( qu’ ils vivent à proximité l’un de l’autre) ils l’ignorent et l’ignoreront jusqu’à la fin du film.
Cette particularité met le spectateur dans une position particulière, un peu comme un naturaliste observant le comportement de cobayes lors d’une expérimentation scientifique . Le point de vue de Dieu pourrait-on, autrement, dire.
Ces jeunes gens sympathiques, qui semblent avoir tout pour être heureux, ne le sont pas : ils ne parviennent pas, malgré tous leurs efforts ( Internet n’y peut rien! ) à construire un attachement durable, à trouver l’âme-sœur, comme on disait autrefois.
Petit à petit on se rend compte ( et eux avec nous ) que des problèmes anciens, liés à leur histoire familiales, les empêchent de s’épanouir ….il leur faut « en parler à quelqu’un » comme le conseille un ami à l’un d’eux. L’une et l’autre vont donc entreprendre une thérapie, qui semble leur être fort bénéfique. Vont-ils enfin tomber dans les bras l’un de l’autre ? C’est à vous de le décider car la fin du film est ouverte : l’image s’éteint juste avant une possible rencontre qui ferait – peut-être -de tout le récit une  sorte de «  préhistoire d’amour », selon la belle expression employée par l’auteur lors de la rencontre de presse.
Les acteurs ( et pas seulement les deux principaux, excellents, mais toute la distribution, impeccable) sont pour beaucoup dans la réussite du film mais on aurait tort de mésestimer le rôle de Cédric Klapisch : scénariste et réalisateur il est doublement responsable de la fluidité du récit, sans temps morts ni précipitation, et l’authenticité des détails qui font que l’on adhère à l’histoire que l’on empathise avec les personnages.
Après  « Ce qui nous Lie » Klapisch poursuit avec «  Deux Moi » son exploration des rapports entre les gens dans le monde d’aujourd’hui. Ce faisant il se montre le digne fils de sa psychanalyste de mère !
Jean François Martinon
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Chris

6 septembre 2019

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