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« Le chant du bouc » de l’artiste Lyonnaise Carmen MARIA VEGA : La quête de vérité d’une enfant adoptée

« Le chant du bouc » de l’artiste Lyonnaise Carmen MARIA VEGA : La quête de vérité d’une enfant adoptée

Carmen Maria Vega est une artiste complète.

Dans son livre Le chant du bouc (éditions Flammarion) elle raconte la quête d’identité d’une enfant née au Guatemala et adoptée par des parents français alors qu’elle avait neuf mois.

Ce récit, c’est celui de son histoire. Elle confie qu’elle a toujours su qu’elle était adoptée, mais ce n’est qu’à 15 ans qu’Anaïs apprend son vrai nom : Carmen Maria Vega.

Elle est née au Guatemala d’une mère activiste, elle le sait, cela fait partie de son histoire. Mais les questions se bousculent. Elle a ce besoin viscéral d’en savoir plus. De Colonia El Limon, un des quartiers les plus dangereux du Guatemala, à la Belgique, Carmen Maria Vega jongle avec une famille adoptive sonnée, une avocate guatémaltèque véreuse et un vieux fou passionné de généalogie. De découvertes farfelues en révélations folles, elle comprend qu’elle a été victime d’un trafic d’enfants et qu’elle va désormais devoir courir après sa vérité.

Ses parents (adoptifs) ont toujours été très transparents sur la question de l’adoption.

Dans son livre, elle raconte une maman très généreuse, très volubile, un père plus taiseux mais pas sans humour, et peut-être sa peur de l’abandon un peu exacerbée qui pousse sa mère à l’inscrire au théâtre pour couper le cordon et respirer un peu : et là, c’est le coup de foudre pour la scène.

Après le théâtre, c’est la musique qui entre dans sa vie par le biais de ses oncles maternels qui possèdent un large éventail de musiques dans leurs discothèques respectives et c’est donc tout naturellement que Carmen Maria Vega met aussi un pied dans la danse.

Par le passé, elle fait quelques démarches pour retrouver sa mère biologique mais elles n’aboutissent pas et c’est en 2010 que la contacte un certain Vincent Simon, porte-parole français de Rigoberta Manchu (Prix Nobel de la Paix 1992 et voix des indigènes guatémaltèques). Elle finit par partir avec lui au Guatemala en janvier 2011, pour dix jours.

En posant pour la première fois les pieds dans son pays d’origine, Carmen Maria Vega sent instinctivement que ses recherches ne vont pas être faciles. C’est là qu’elle découvre que son adoption relève d’un trafic d’enfants.

Contrairement à ce qui était marqué dans son dossier, sa mère n’est pas une activiste, elle a aussi un grand frère confié à une autre famille. Des révélations qui vont ébranler sa famille de cœur, persuadée que son adoption avait été faite dans les règles, et induire des rapports délicats avec sa mère biologique.

Ce livre émouvant et le remix de l’album Santa Maria coulent de source pour Carmen Maria Vega.  Ils vont d’ailleurs connaître une suite sur scène et au cinéma.

Ce sont les prochains chantiers de l’artiste pour les deux années à venir.

Chris

 

 

 

 

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Chris

7 avril 2020

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