À la une

UN WEEK-END À CLERMONT-FERRAND : De notre envoyé spécial au Festival du Court-Métrage

UN WEEK-END À CLERMONT-FERRAND : De notre envoyé spécial au Festival du Court-Métrage

Être à Clermont-Ferrand pendant le festival du Court Métrage c’est se plonger dans une ambiance tout à fait particulière : tout dans la ville est placée sous le signe de l’événement, depuis les affiches omniprésentes jusqu’aux passants nombreux à arborer la jolie sacoche dessinée par Susa Monteiro ( cf.  photo ) en passant par les menus «spécial festival» des restaurants ou par les queues, parfois très importantes – hélas-,  devant les salles de projection ! Le festival est dans toutes les têtes, sur toutes les lèvres, dans toute la ville : même ceux qui n’y vont pas nous en parlent ! Il est vrai que l’entreprise a des dimensions colossales : l’an dernier on a compté plus de 165000 entrées aux 571 séances proposées et tout porte à croire que l’affluence sera cette année au moins égale à celle de l’an dernier.

La séance d’ouverture, le vendredi 31/11, est une bonne occasion pour se rendre compte de l’étendu des propositions offertes cette année (propositions que l’on retrouve dans les 240 pages du catalogue, bible incontournable du festivalier  organisé. ) On y projette des échantillons bien choisis des différentes sélections et c’est précieux car on sait bien que, restant sur place trois jours, on ne pourra pas tout voir, qu’il faudra faire des choix difficiles voir parfois douloureux.

Même si l’on oublie la programmation «  marché du film » , plutôt réservée aux professionnels et les projections scolaires ( qui ont concerné l’a dernier plus de 35000 élèves, de la maternelle à l’université), les propositions sont multiples : les compétitions ( internationale, nationale, labo ), le pays invités ( cette année la Pologne ), le programme thématique de l’année :«  Les Mondes Paysans, les habituelles «  Lumières d’Afriques », «  Films en Région », « Lumières numériques » ( courts métrages d’archive numérisés par le festival ), films en relief, en audio description, en musique, courts d’histoire, de rattrapage, sans compter le mythique ciné- piscine et d’autres que j’oublie !

Pour ma part j’ai choisi de privilégier les séances internationales, (très variées : elles proposent des films venant de 58 pays différents et très difficiles à voir ailleurs qu’à Clermont )sans négliger complètement le reste. Après une dizaine de séances, (soit  à peu près cinquante courts métrages de cinq à cinquante minutes ) que dire  ( même si mon point de vue est forcément partiel et subjectif ) ? D’abord que ce que j’ai vu était d’un bon niveau d’ensemble, même si je n’ai pas eu la chance, cette année, de tomber sur un court à l’évidence excellent, dominant sans peine tous les autres, comme cela avait été le cas .il y a deux ans, avec les magistrales « Indes Galantes » de Cogitore.

Parmi les films qui m’ont le plus marqué notons un étonnant film chinois, presque sans parole, « L’eau nous emportera » qui nous fait suivre un vieux menuisier qui recherche le client pour qui il a fabriqué un miroir. Le rythme lent, contemplatif auquel est contée cette histoire simple a quelque peu désorienté, et même impatienté une partie de l’assistance alors qu’il m’a séduit. Même réactions mitigées pour le dessin animé polonais « Cipka »( Minou) qui m’a ravi : il faut dire que le minou en question n’est pas de la gente féline !

Autre bonne surprise «35 contre 1 », un court analogique de 1995 numérisé récemment, hilarante histoire d’un teen-ager anglais aux prises avec sa famille et ses camarades, un film court «  so british » à inscrire au menu du prochain «  Ciné O’Clok ». Ou encore « Le Troupeau » ( Irlande) montrant l’étrange co-habitation dans un près de vaches et d’une biche,  et « Conspiration
Familiale » comique réflexion japonaise sur les relations entre les générations. Coté français ( mais j’en ai vu peu cette fois)  «  Premier Amour », une histoire de chiens et de couple, intrigue s’il ne convainc pas tout à fait.

Voilà quelque titres parmi beaucoup d’autre ( près de 500 courts sont montrés au festival) , comme une petite carte postale envoyée de Clermont, pour quelques jours encore, capitale mondiale du film court !

www.clermont-filmfest.org

 

Jean-François Martinon

Illustration : la sacoche du festival , dessin de Susa Monteiro.

 

N'hésitez pas à partager :

Chris

8 février 2020

No comments

Laisser un commentaire

© 2020 AURAONE – Tous droits réservés. Réalisation du site par Pictiweb | Mentions Légales | Confidentialité

00:00
00:00
Empty Playlist
Défiler vers le haut