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« Une Sirène à Paris » à l’affiche sur nos écrans à partir du 11 mars.

« Une Sirène à Paris » à l’affiche sur nos écrans à partir du 11 mars.

Oui, « Une Sirène à Paris » est véritablement un Objet Filmique Non Identifié, et c’est ce qui fait tout son charme.

Expliquons-nous un peu ! Le cinéma, en général, tente de nous faire croire qu’il nous montre l’exacte réalité, qu’il nous offre l’image du monde tel qu’il est ! Bien sûr nous savons qu’il n’en est rien, que l’image cinématographique est entièrement construite pour répondre aux demandes du réalisateur, mais on fait comme si elle était le reflet, à peu près fidèle, du réel. Sous prétexte qu’il serait, plus ou moins, vraisemblable on accepte, au moins pour la durée de la projection, de recevoir pour vrai ce que nous montre le film.

Photo : Mathias Malzieu, lors de son passage à Lyon, entre ses deux excellents interprètes : Marilyn Lima, la gracieuse sirène du titre et Nicolas Devauchelle, dans un rôle assez différent de ceux qu’il incarne d’habitude « Enfin un film que je peux montrer à mes filles ! » nous a-t-il dit . Le canard en plastique qu’on aperçoit sur le chapeau du réalisateur joue aussi un rôle important dans le film.

C’est de cette convention tacite que s’affranchit complètement « Une Sirène à Paris » : le monde qu’il décrit, pas beaucoup plus invraisemblable que ce que montrent beaucoup d’autre films, n’est jamais donné pour réel,  il revendique, au contraire, son caractère artificiel,  décalé, bricolé à partir d’éléments divers, du plus quotidien ( ah! La dame de l’accueil de l’hôpital ! ) au plus improbable ( l’inénarrable personnage de Roissy de Palma par exemple !).

Et l’univers qu’à construit Mathias Malzieu, chaleureux et pittoresque, coloré et sympathique -poétique, enfin ! – n’ayons pas peur du mot- est beaucoup plus VRAI , plus vivant que beaucoup de descriptions méthodiques et minutieuses !

Bref la démarche de M.Malzieu tranche sur l’ordinaire de la production cinématographique même si elle a- bien sûr – des précédents .On pense, par exemple, à Tim Burton ou à Caro et Jeunet ( des «  oncle révérés » nous a dit Malzieu, tout en affirmant ne pas avoir pensé à eux lors de la réalisation) ou bien au grand Méliès, des auteurs qui furent des créateurs d’univers singuliers dans leurs films. C’est bien ce que M.Malzieu réussi à faire dans « Une Sirène à Paris », dans le quel le scénario , le décor et les accessoires, l’interprétation et la musique contribuent à  bâtir un monde cohérent, merveilleux, unique.
Mathias Malzieu est à la fois musicien, écrivain et cinéaste et a pour habitude de développer ses œuvre selon ces trois registres : ainsi «  Une Sirène à Paris » est, à la fois un livre ( publié en 2019 chez Albin Michel), et une chanson du dernier album du groupe Dionysos, dont Malzieu est le leader, et, bien sûr, le film que nous vous recommandons très vivement de découvrir, à partir du 11 mars !
 La bande annonce du film :

Jean-François Martinon

 

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Chris

7 mars 2020

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