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Vidéo de Vincent Lindon, à l’affiche sur Auraone

Vidéo de Vincent Lindon, à l’affiche sur Auraone

On le sait écorché vif et aussi curieux de tout. On l’a vu révolté au milieu des ouvriers d’une usine sacrifiée au profit des actionnaires, en voie de délocalisation, dans le film « En guerre » (2018). En 2015, Vincent Lindon incarnait avec brio Thierry, un père de famille au chômage, broyé par la machine économique, dans « La Loi du marché » de Stéphane Brizé. L’acteur sait à merveille se couler dans la peau tannée du travailleur, il avait parfaitement pris la mesure d’un Premier ministre, futur président de la République avec Alain Cavalier (« Pater », 2011), explorant avec jouissance les méandres de l’art politique et c’est en cela qu’il est finalement un acteur.

« Spécialiste en rien, intéressé par tout », comme il se définit lui-même, Vincent Lindon cultive une parole publique rare que la crise insensée que nous vivons a libérée. Radicalement absent des réseaux sociaux – il n’est ni sur Facebook, ni sur Twitter, ni Instagram, ni nulle part de ce genre –, le comédien a décidé de confier à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne).

Vincent Lindon monte au front et propose une « taxe Jean Valjean » pour aider les plus démunis.

Cette « contribution exceptionnelle serait financée par les patrimoines français de plus de 10 millions d’euros, « à travers une taxe progressive de 1 % à 5 %, avec une franchise pour les premiers 10 millions d’euros ». Le produit serait distribué « aux quelque 21,4 millions de foyers trop pauvres pour être assujettis à l’impôt sur le revenu ». Il ne « doute pas un instant que les plus riches de nos concitoyens se réjouiront de l’occasion ainsi offerte de montrer leur patriotisme et leur générosité ».

On ne dit plus les « misérables » mais les plus démunis et c’est en pensant à eux, d’où la référence au livre de Victor Hugo, que l’acteur a dénoncé dans une longue tribune, le quinquennat de Macron et demandé de taxer les plus gros patrimoines.

Vincent Lindon propose aussi d’instituer des contre-pouvoirs, de responsabiliser les élus, de sanctionner sévèrement la corruption.

Merci Vincent Lindon pour cette magnifique réflexion, remarquablement écrite et brillamment lue. Du grand art !

 

Chris

 

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Chris

11 mai 2020

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